1. En guise de bienvenue

1. En guise de bienvenue
Je ne vous promets pas que ce blog deviendra "Blog-Star" un jour, je ne vous promets pas non plus qu'il vous captivera du début à la fin.
Ce sera juste ce petit bout de moi. Ce petit bout de moi que l'on ne voit pas, que l'on ne ressent pas... [Essentiel]


Le Prince Charmant n'existe pas, comme nouos l'avions juré.
Un jour ou l'autre on partira, moi je ne pense qu'à toi.

Gang Bang, Indochine

# Online seit Samstag, 11. November, 2006 um 15:56

2. Extrait

Alors que j'ouvris mes yeux ce matin-là, le soleil d'automne perçait au-travers des volets et caressait la peau délicatement nue de la forme allongée contre moi. Le premier sourire de la journée vint alors habiter mes lèvres devant cette tendre définition du bonheur.
Oui, tout contre moi était blottie une princesse endormie. De ses lèvres légèrement entrouvertes s'échappaient le doux souffle des gens paisiblement endormis. Dieu, qu'elle était attendrissante.
D'un geste lent, encore endormi, je passai ma main dans ses cheveux courts et brillants sans toutefois la réveiller. Avec les efforts fournis la veille, elle méritait bien son temps de repos.
Je me blottis un peu plus contre son corps délicat et fermai les yeux un instant, profitant alors pleinement de la situation. Une reine comme elle, je l'avais rêvée sans croire qu'un jour je la trouverais. Mais elle avait fini par arriver, un beau jour, avec son sourire dévastateur anéantissant ainsi les dernières barrières qu'il me restait. Très vite, elle devint pour moi une citadelle que je m'efforçais en vain de protéger. Pourtant, je n'avais pas de soucis à me faire à ce niveau-là, elle possédait bien assez de caractère et de réparti pour rendre à l'étât de microbe quiconque s'y attaquerait. Mais, je voulais la garder, la protéger comme un trésor inestimable: tout ce qu'elle était à mes yeux.
J'ouvris alors pour la deuxième fois du jour mes paupières afin de regarder l'heure: 10h00. Je m'étirai délicatement, baillai et posai mon regard sur elle. Je ne pus résister alors à l'envie subite de déposer un baiser sur ses lèvres et me retirai doucement. Ce geste eut don de la tirer de ses rêves et j'eus droit à un grognement très raffiné en guise de salutations.
"Bonjour vous" osais-je avec un demi sourire.
Le demoiselle, n'étant pas du matin, me prit quand même dans ses bras et ses lèvres douces vinrent rencontrer mon cou, ce qui eut le don de me faire frissoner agréablement.
"Tu as bien dormi, mon bébé?" sussura la douce au creux de mon oreille.
Elle n'obtint, pour unique réponse, qu'un grand sourire. Savait-elle à quel point il m'était agréable d'être à ses côtés?
Mes lèvres vinrent alors percuter les siennes dans un mélange de douceur et d'envie et, comme ce qui suivit ne vous regarde pas, je laisse à votre doux imaginaire le soin d'établir ce qui pourrait simplement s'appeler "l'Amour".


© The Hell's Paradize, 2006
2. Extrait

# Online seit Samstag, 11. November, 2006 um 16:40

Geändert am Montag, 25. Dezember, 2006 um 06:34

3. V For Vendetta

Je sais qu'il n'existe aucun moyen de vous prouver que ce n'est pas une de leurs machinations, mais ce n'est pas grave. Ça vient de moi. Mon nom est "Valerie". Je crois que ma vie touche à sa fin et je veux raconter ma vie à quelqu'un. C'est la seule et unique autobiographie que j'aurais écrite, et, Seigneur! je l'écris sur du papier toilette. Je suis née à Nottingham en 1985. Je ne garde pas beaucoup de souvenirs de mon enfance, mais je me souviens de la pluie. Ma grand-mère possédait une ferme à Torrebuck et nous disait que Dieu était dans chaque goutte de pluie. J'ai passé mes examens et je suis rentrée dans un collège pour fille. C'est là que j'ai rencontré l'amour pour la première fois. Elle s'appelait "Sarah". J'adorais ses poignets. Ils étaient ravissants. J'ai cru que notre amour durerait toujours. Je me rappelle que notre professeur nous disait que c'était normal à notre âge mais que ça passerait. Ce fus le cas pour Sarah, mais pas pour moi. En 2002, je suis tombée amoureuse d'une dénommée "Christina". Il a fallu l'annoncer à mes parents. Je n'en aurais jamais eu le courage si Christina ne m'avait pas tenu la main. Mon père était furieux. Il m'a dit de partir et de ne jamais revenir. Ma mère, elle, s'est contentée de pleurer. Mais je leur avait dit la vérité, était-ce si égoïste de ma part ? Notre intégrité est facile à ignorer mais elle est vitale. C'est une force invisible qui coule dans nos veines. C'est grâce à elle que nous sommes libres. J'ai toujours su ce que je voulais faire, et en 2015, j'ai tourné dans mon premier film, Les marais salants. Ce rôle a été un tournant dans ma vie, pas professionnellement, mais parce que j'y ai rencontré Ruth. La première fois que nous nous sommes embrassées, j'ai su que je ne voudrai jamais poser mes lèvres sur d'autres lèvres que les siennes. Nous avons emménagé ensemble dans un petit appartement à Londres. Sur le bord de la fenêtre, elle faisait pousser des Scarlett Carson, et l'air embaumait les effluves de roses. Ce fut les plus belles années de ma vie. Mais la guerre qu'avait déclenché les États-Unis s'était envenimée et s'étaie propagée jusqu'en Angleterre. À partir de ce moment-là, le temps des roses fut terminé pour tout le monde. C'est à ce moment-là que le sens des mots a commencé à changer. Certains d'entre eux assez inusités tels que dommage collatéral ou fanatisme nous glacèrent le sang. D'autres termes tels axisme ou article d'allégeance reflétait une puissance brutale et différent dès lors devint synonyme de dangereux. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils nous haïssaient autant. Ils ont rafflé Ruth alors qu'elle rentrait à la maison. Je n'ai jamais autant pleuré de mon existence. Peu de temps après, c'était mon tour. Il est difficile de concevoir que c'est dans un si terrible endroit que mon c½ur va s'arrêter, mais durant trois ans, j'ai eu une rose à mes côtés et aucun compte à rendre. Je vais mourir ici, et tout ce que je suis disparaîtra. Tout ou presque. Il restera mon intégrité. Cette force invisible qui coulait dans mes veines, et que personne au monde ne pourra m'enlever. Nous devons nous battre pour la protéger et la garder vivante pour l'éternité. Je vous souhaite, qui que vous soyez, de vous échapper de cet endroit. J'espère, qu'avec le temps, les choses se sont améliorées. Mais d'abord, et par-dessus tout, je veux que vous sachiez que, bien que je ne vous connaisse pas et ne vous connaîtrai jamais, que nous n'ayons partagé ni rire, ni larme, ni baiser, je vous aime, de tout mon c½ur, je vous aime.



Découverte de la lettre de Valerie par Evey
3. V For Vendetta

# Online seit Montag, 20. November, 2006 um 05:49

Geändert am Montag, 20. November, 2006 um 13:15

4. Dans le Silence des Village en hiver. Rédaction notée, le 28.09.06, en classe.

Doucement, j'ouvre un oeil, puis l'autre, m'étire, baille et referme les yeux. Le réveil est difficile ce matin. Bref coup d'oeil à mon radio-réveil, il affiche 4h30. C'est beaucoup trop tôt mais, si je veux parvenir à mon but, c'est ce à quoi je dois me contraindre. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, à ce qu'il paraît.
Je me laisse glisser hors du lit et, alors mes pieds frôlent le sol glacial, je ne peux m'empêcher de réprimer un frisson. Titubante, je me dirige vers la seule fenêtre de la chambre et m'arrête un instant. Au dehors, le sol d'habitude d'un vert luxuriant est recouvert d'un épais tapis blanc. Les arbres, quant à eux, sont décorés de minuscules cristaux que la glace a formés. Mon esprit se met alors à divaguer et je me revois, encore enfant, dans cette même prairie, gambadant dans le vent tendre du printemps. L'herbe verte me chatouillait les pieds pendant que le soleil réchauffait agréablement ma peau. Les paquerettes devenaient couronnes et je me trouvais bien vite reine de ce petit royaume.
Mon téléphone portable se met alors à sonner, m'arrachant à ma rêverie. Je regarde furtivement l'écran; Olivia. Mon visage se fend d'un large sourire.

- Tu es prête? me dit-elle de sa voix enjouée.

- On ne peut davantage!

- Je t'attends, dépêche, je t'attends!

Le visage rayonnant, je ramasse mon sac, dépose une lettre sur le secrétaire et, à pas feutrés, je me lance à la poursuite de cette vie qui m'attend.

# Online seit Montag, 20. November, 2006 um 15:09

Geändert am Montag, 25. Dezember, 2006 um 06:35

5. Love Is Welcome

5. Love Is Welcome
Be My Princess

Peut-être est-ce la période ou, peut-être, simplement l'enchaînement soudain des évènements mais une envie insolente frappe doucement à ma porte. Une envie d'éclats de rire, de sourires timides, de mains frôlées. Une envie légitime, une envie de bonheur. Un peu plus peut-être... J'aimerais la sentir dans mes bras et m'envoler dans les siens, pouvoir rêver de la découvrir contre moi et, en ouvrant les yeux, me rendre compte que ce n'était pas qu'un rêve. J'aimerais sentir ces lèvres douces soudées aux miennes et que le monde s'efface alors autour de [Nous]. J'aimerais, j'aimerais... Tant de choses...

Ce "La" n'est pas réellement défini (enfin quoique...), un absolut désir, elle... N'existe-t-elle que dans mes rêves les plus lyriques? Ne serait-ce qu'un mirage de mon esprit divergeant? Je l'imagine douce et quelque peu fragile, timide mais pas innocente. J'imagine ses yeux pétillants lançants ces farouches regards dont elle seule aurait le secret. Et je m'imagine moi, me liquéfiant un peu plus à chacun de ces gestes. Je l'imagine Elle.

Peut-être est-ce un peu trop lyrique? Peut-être un peu trop utopiste? Peut-être un peu trop fleur bleue? Peut-être... Tant d'hésitations mais une envie en définitif, tomber dans les néans de l'amour. Un amour fulgurant, un amour tendre et violent à la fois, un amour doux et irréel, un amour simple et beau... J'en demande certainement trop...

Je ne sais pas ce qui m'attend, je ne sais pas si mon avenir sera comme je l'imagine, je ne sais pas si je La trouverai non plus... Mais je l'attends... Et peut-être que celle à qui je pense... Du moins, je l'espère...


Listen to: U Turn (Lili), Aaron

# Online seit Montag, 20. November, 2006 um 15:38

Geändert am Dienstag, 17. April, 2007 um 07:40